Sabadi - Spiritualité | Réflexions

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lundi 2 août 2010

Etre végétarien

Lorsque l'on goûte un peu à la spiritualité, notamment celle venue d'orient, on se retrouve très souvent confronté à la question du végétarisme.

Author Literary GalLe problème de savoir si l'on doit manger ou non de la viande (sans parler des dérivés : oeufs, laitage ...) est complexe et multi-facette.

Différentes raisons peuvent pousser un individu à ne plus consommer de viande :

- la santé
- le respect des animaux
- l'écologie
- pour des convictions religieuses
- parce qu'un 'gourou' me l'a dit
- le coût

Pour ma part, c'est un mélange de tout ça qui me pousse à ne plus consommer de viande. Lorsque l'on se documente, on se rend compte de certaines aberrations en ce qui concerne la consommation de viande, surtout en occident. La consommation outrancière d'animaux depuis la deuxième moitié du 20ème siècle est insensée.

Une étude reprend l'évolution de la consommation de viande entre 1960 et 2001 : lire ici.

En ce qui concerne la santé, je n'ai qu'un avis subjectif sur la question. Le bon sens m'indique que, comme toute chose, l'excès est néfaste. Je pense que la viande n'est pas mauvaise en soi, mais c'est plutôt la manière dont elle est consommée qui pose problème (hamburgers frits dans l'huile, plats en sauce, pâtés, charcuterie ...), et cela quotidiennement. Puisque qu'il est possible d'un point de vue diététique de s'en passer, autant ne plus en consommer.

On a vu ces dernières années beaucoup de films/documentaires sur la façon dont la viande arrivait dans nos assiettes. Très franchement ça peut suffire à rendre végétarien le plus acharné des carnivores. Je ne suis pas vraiment adepte du côté "les gentils petits animaux, ils ne faut pas qu'ils souffrent", qui est un peu simpliste à mon goût, mais c'est vrai qu'il faut avoir conscience de ce qu'est un abattoir. Je pense qu'il ne faut pas oublier d'où vient notre nourriture lorsque l'on choisit de manger de la viande. Beaucoup de nos repas sont préparés à l'avance, bien présentés, bien emballés, et le consommateur n'as plus conscience de l'origine des produits.

En ce qui concerne l'écologie, la consommation de viande à un très fort impact. Cet article nous explique qu'il faut 15 tonnes d’eau pour produire 1 kg de viande de bœuf contre 1 tonne d’eau pour 1 tonne de céréales, 10 à 15 kg de végétaux (soja, céréales…) pour 1 kg de viande. A l'heure où le manque d'eau commence à poindre le bout de son nez, où le climat devient de plus en plus instable notamment à cause des gaz à effet de serre, il semble judicieux de ralentir son consommation animale.

Voir les très bons sites de la FAO pour des statistiques détaillées : http://faostat.fao.org/ et http://www.fao.org/nr/water/aquastat/dbase/index.stm

Vient enfin les notions spirituelles. "Ne fait pas autres ce que tu ne veux pas que l'on te fasse" ou encore le "Tu ne tueras point" du décalogue montrent que la violence est contraire à la voie spirituelle.
Les notions d'amour et de compassion communes à beaucoup de spiritualité ne sont pas compatible avec la souffrance et la tuerie d'un animal. Comment semer la paix et l'amour si je dois tuer pour me nourrir ?

Toutes ces réflexions m'ont mené petit à petit vers l'idée que le végétarisme était un bon choix de vie.

Reste maintenant le problème de la mise en pratique. Le plus compliqué pour moi, comme je l'avais déjà évoqué, est le côté anti-social d'une telle pratique. Etre végétarien en soi n'est pas anti-social, mais il l'est de fait car la société (française en tout cas) est complètement orienté vers un système carnivore. Il est relativement facile de cuisiner chez soi de bons plats sans viande, de les faire apprécier autour de soi. Mais il est beaucoup plus compliqué d'appliquer ces principes en société.
Encore la semaine dernière, je me suis retrouvé dans un restaurant de poisson pour un déjeuner professionnel. Que faire dans ces cas là ? Ne pas manger ? Expliquer à tout le monde qu'il faut changer de restaurant (sachant qu'il n'y a pratiquement pas de restaurant veg en france) ? C'est assez compliqué.
A l'époque où je mangeais de la viande, j'avais un collègue végétarien. Très honnêtement je le trouvais un peu fatiguant avec ses principes. Il mangeait rarement avec l'équipe, quand il le faisait c'était compliqué, et ses convictions l'isolaient.
Pour ma part, et n'étant pas du tout un extrémiste, dans aucun domaine, j'ai choisi un végétarisme "raisonné". Concrètement je ne me cuisine jamais de viande, je n'en achète jamais, si j'ai le choix au restaurant je prends un plat sans viande. Mais si je suis invité chez des gens et qu'ils nous servent un couscous au mouton, et bien soit, je vais commencer à trier la graine de semoule non plus !

Pour conclure, je dirais que le végétarisme possède plein de bon côté (écologie, santé ...), et un tel régime me convient bien, d'autant que j'aime cuisiner (l'un ne vas pas sans l'autre). Mais comme tout, les pratiques extrémistes me laissent toujours un peu perplexe. Ma compagne, qui continue à manger de la viande, possède un autre point de vue. Par exemple, elle considère que l'homme est un animal, et qu'en conséquence, chasser et manger d'autres animaux est complètement naturel. C'est un point de vue respectable. Tout est question de parcimonie, de dosage et d'équilibre.

lundi 26 juillet 2010

L'humour dans la spiritualité

Une petite réflexion qui me vient comme ça.

Copyright - http://www.balifotografer.com/

Si vous avez déjà écouté ou assisté à une conférence sur la spiritualité tenue par un "maitre", vous avez surement remarqué que l'humour revient assez souvent. En effet on pourrait s'attendre à rencontrer des gens austères, pas forcément très drôles, plongés dans un ascétisme sans borne. Or ce n'est généralement pas le cas (je me réfère notamment à des personnes comme Eckhart Tolle ou S.N. Goenka). Il n'est pas rare d'entendre pendant de conférence l'auditoire s'esclaffer.
Hum, hum. Il est donc possible de lier bonne humeur, humour, et spiritualité ? Et bien oui, et heureusement. Le but de la spiritualité n'est pas de s'auto-flageller, mais de se sentir bien, plein de joie et de bonheur. Alors oui, on a le droit de blaguer et de rire !
De plus, si on regarde attentivement les mécanismes de l'humour, on peut voir qu'un des principes qui fonctionne très bien est ce que j'appelle "le miroir". Les humoristes l'on bien compris, pour vous faire rire, rien de tel que de prendre une situation dans laquelle vous pouvez vous reconnaitre.
Beaucoup de discours reprennent cette mécanique implicitement. Les grands personnages spirituels connaissent forcément sur le bout des doigts le fonctionnement des êtres humains. Il devient très facile et amusant de pointer nos petites manies.
Enfin, on peut également évoquer le yoga du rire, une méthode de relaxation qui utilise le rire comme outil de travail. Rire permet entre autres de réduire le stress en faisant travailler le diaphragme. Il active la circulation sanguine grâce à son apport en oxygène et fortifie ainsi le coeur.
Pour conclure, il faut se retirer de l'esprit l'idée préconçue que l'accès à la spiritualité ne peut se faire que dans un cadre triste et monotone. La joie, et le partage de celle-ci, est une composante primordiale dans la plupart des voies de réflexion et il serait dommage de croire le contraire.

lundi 19 juillet 2010

Mais pourquoi ?

Quand il s'agit de spiritualité, le terme "pourquoi" est incontournable. En effet, très souvent ce qui nous amène vers telle ou telle spiritualité est un ensemble de questions qui ne trouvent pas réponse ailleurs.

Toujours avide d'éléments nouveaux pour alimenter mes questions, je me suis demandé ce que pensait notre ami Google ?

Il suffit de taper "pourquoi" sur google.fr, et un certain nombre de suggestions s'offrent à nous.

Hein ?!! Que lis-je ?

Non mais franchement, mais qu'est-ce que ça veut dire ?

Ah mais oui, "pourquoi j'ai mangé mon père", ce célèbre roman de Roy Lewis. Sacré Google, toujours un peu de culture par-ci par-là.

Et "pourquoi les hommes n'écoutent jamais rien et les femmes ne savent pas lire les cartes routières", mais oui cette superbe pièce de théâtre qui retrace sur un ton malicieux nos petites manies et traits caractéristiques d'hommes et de femmes.

Mais c'est bizarre, je ne retrouve pas le fameux bouquin "pourquoi les noirs puent" sur amazon. hum, hum ... Ah bah c'est parce qu'il n'existe pas.

Mais alors c'est quoi son problème à Google ?

Et bien hélas ce n'est pas Google qui a un souci. Et c'est bien là le pire. En effet, les résultats proposés proviennent d'un calcul savant fait entre autres à partir des requêtes utilisateurs :

"Dans certains cas, il peut y avoir un terme de recherche qui vous semble surprenant mais, après avoir fait quelques recherches sur le Web, vous pourriez découvrir qu'il s'agit d'une expression populaire pour une raison ou une pour une autre."

Voir l'explication sur le site Google.

En d'autres termes, c'est l'ensemble des internautes qui est franchement allumé. Les propositions affichées se font en fonction des différentes recherches et données publiées en ligne. Ce que propose Google Suggest est donc un condensé de la pensée humaine à un instant donné ...

Ca me laisse pantois ...

EDIT : il semblerait que les résultats donnés aient changé depuis que j'ai rédigé cet article ...

lundi 12 juillet 2010

Je consomme donc je suis

Notre quête permanente du bonheur nous pousse tour à tour vers différentes voies. La deuxième moitié du 20ième siècle, ainsi que le début du 21ième marquent clairement le temps de l'industrialisation et de la consommation.

Mais pourquoi consommons-nous autant ?

Pour une raison que je n'explique pas, consommer entraine clairement une "décharge de plaisir" tout comme une drogue pourrait le faire. Et tout comme une drogue, cette "sensation de bien-être" ne dure qu'un temps. Tout comme une drogue, le besoin de consommer va se faire sentir à nouveau peu de temps après notre acte d'achat. Mais pourquoi le cerveau peut-il créer une dépendance envers un acte d'achat ? Je pense que c'est surtout dans la relation aux autres que la possession de biens prend son sens.

- Si j'achète le dernier téléphone à la mode, les autres m'envieront.

- Avec cette robe, je serais la plus belle.

- Je veux une grosse voiture pour impressionner les filles.

Consommer permet de montrer son pouvoir, d'affirmer son statut social. Montrer que l'on est fort. Et dans quel but ? On en revient toujours aux deux mêmes problématiques : dominer/attirer ceux du sexe identique/opposé. La reproduction, but ultime de l'être humain. Reproduire, c'est re-produire. Produire, produire, encore et encore, dans un cycle sans fin.

N'existe-t-il donc aucun échappatoire ? Accepter l'inutilité, le non-sens de la vie. Penser que l'on vaut mieux que cela, que l'on est au dessus ?

La plupart des voies spirituelles prônent une vie simple et détachée des biens matériels. Une vie de célibat. La notion de cycle est également souvent présente.

La méditation nous permet-elle de sortir petit à petit du cycle ? De prendre du recul pour enfin apercevoir notre condition ? Je le pense mais comme dirait notre ami Jean-Pierre "La route est droite, mais la pente est forte". A vos Zafu !

lundi 5 juillet 2010

Le moment présent

L'instant présent est une notion qui revient très souvent dans diverses spiritualités.

Pour rejoindre le billet précédent sur l'origine de la souffrance, il faut comprendre que notre esprit est sans cesse en train d'osciller entre le passé et le futur. Et quand je dis sans cesse, je veux vraiment dire sans cesse. Nous passons notre temps à nous remémorer de bons moments, ou à imaginer ce qui serait bien pour notre avenir. Pareillement nous souhaitons éviter de revivre à l'avenir certaines sensations désagréables connues dans la passé (c'est le schéma attachement-aversion, couplé au schéma passé-futur, sur lequel nous reviendrons).

- Si j'avais ceci ou cela, je serais tellement heureux

- J'ai un examen demain, je tellement suis angoissé

- Les vacances l'année dernière étaient vraiment chouette

Mais à aucun moment nous ne sommes dans le présent. Dans l'instant présent, notre esprit cesse de se balader et le calme s'installe. Le futur n'existe pas, le passé est immuable. Seul le moment présent est réalité.

La méditation nous invite à nous installer dans ce moment présent et d'en gouter la paix. C'est un exercice très difficile car nous ne sommes pas du tout habitué à ce calme. Notre esprit cherche sans cesse à s'échapper dans le passé ou dans le futur. Il ne supporte pas l'instant présent. Au début de la pratique de la méditation, vous vous rendrez compte que votre tente de s'enfuir dès qu'on l'ammène dans le présent. Vous ne tiendrez que quelques secondes, et hop, votre esprit s'échappe. Il est quelque part dans le passé ("c'était vraiment chouette le rendez-vous avec Martin hier") ou le futur ("demain il faut que j'aille chez le dentiste"), avec de l'attachement ("j'irais bien m'acheter quelques bonbons tout à l'heure") ou de l'aversion ("quelle horreur le stage d'escalade de la semaine dernière"). Votre esprit saute de pensée en pensée continuellement et il faut le ramener dans l'instant présent.

L'auteur Eckhart Tolle a beaucoup parlé du moment présent. Je vous conseille vivement la lecture de ses ouvrages, notamment "Le Pouvoir Du Moment Présent".

mardi 29 juin 2010

La voie du bonheur

Chacun d'ente nous, à un moment de sa vie, se pose des questions sur le sens et le but de la vie.

Il semblerait que ces questions "existentielles" et surtout les non réponses que l'on peut y apporter contribuent largement à la souffrance de l'être humain. Persuadé d'être unique, invincible, l'Homme ne peut se résoudre à son statut de goutte dans l'océan. Il doit exister.

On dit souvent que les "grands hommes", les personnes riches, les puissants, les gens connus sont paradoxalement très malheureux. La raison en est fort simple. Pensant atteindre ce qu'ils prennent pour "le but de la vie" (être riche, puissant ou connu), ils se rendent compte qu'au contraire la plénitude s'éloigne. Quelle confusion alors pour eux ! Nous vivons dans une société où pour de nombreuses personnes, la réussite passe par la célébrité. Etre vu pour exister, souhaiter à tout prix être au centre de l'attention. Mais dans quel but ? Faire grossir son égo et être encore plus malheureux ?

Quand j'étais petit on me demandais "que veux-tu faire plus tard ?" ou "que souhaites-tu dans la vie ?" et la seule réponse qui revenait sans cesse était "je souhaite être heureux". Vaste programme mais qu'est-ce qu'être heureux ? Et comment être heureux ?

J'essaye toujours comprendre les choses à leur source, comme on tirerait un bout de ficelle d'une pelote de laine.

" - Je veux une grosse voiture". 

Très bien. Mais pourquoi ? Seras-tu plus heureux ?

" - Je veux une grosse voiture, car j'aurais un sentiment de puissance par rapport aux autres".

Ce n'est donc pas une grosse voiture que tu veux, mais le pouvoir.

" - Oui, je veux dominer les autres".

En dominant les autres, tu as le sentiment de diriger, d'avoir de l'importance.

" - Oui"

Mais est-ce un but en soi ? Une fois la grosse voiture obtenue, il faudra passer au jet privé etc, etc ... c'est un cycle sans fin qui ne mène à rien.

Avoir de l'importance, c'est faire croire que l'on existe, et oublier notre condition de mortel. En aucun cas cela ne mène au bonheur.

"Si j'ai beaucoup d'argent, je serais heureux", certains diront. Ils passent alors leur vie à essayer de devenir riche. Certains y parviennent et deviennent riches ... ont-ils éradiqué leur souffrance pour autant, sont-ils heureux ? Ont-ils atteint quelque chose ? Il en va de même pour la célébrité, la réussite sociale, le pouvoir ... rien de tout cela n'éradique la souffrance.

Je n'ai pas de réponse sur la voie à prendre pour atteindre le bonheur. Mais selon mes différentes expériences personnelles, il est possible d'atteindre un niveau de conscience dans lequel on se sent plein de joie et d'amour. Un sentiment de bien-être et plénitude qui envahi tout le corps. A mon niveau je n'arrive à rester dans cet état que quelques secondes, mais j'ai très clairement le sentiment de comprendre certaines choses. Il est évident pour moi qu'il faut continuer le travail dans ce sens et persévérer dans cet voie.

La méditation, qui permet entre autre de stopper le flux incessant des pensées, semble très clairement être une voie à suivre pour quiconque souhaite éradiquer sa souffrance et connaitre la paix intérieure.

mercredi 9 juin 2010

Vie sociale, vie spirituelle

Cela fait quelques années déjà que je gravite autour de la spiritualité sans jamais y entrer de manière totale. La porte est ouverte, je vois le chemin, j'y ai même fait quelques pas, mais très souvent je me retourne ou pire, je recule.

Une des raisons que je vois à cela est le bouleversement au niveau de notre vie sociale que cela engendre.

Mon premier stage Vipassana s'est déroulé il y'a 6 ans en Asie. A la fin de ce stage, très motivé par tout ce que j'avais appris pendant 10 jours, je réussi à maintenir sĩla (les 5 préceptes de la moralité) et une certaine pratique de la méditation. Malheureusement très rapidement les bonnes résolutions s'oublient. "Oh ce soir j'ai autre chose à faire, je méditerais demain plutôt", "je n'ai le temps, on verra ça plus tard" et pleins d'autres excuses tout à fait valable nous éloignent du travail à accomplir.

Et puis un collègue nous invite à prendre un verre, on se retrouve dans un restaurant de grillades pour un pot de départ, nos amis décident d'aller en boite. C'est tout un tas de petites situations auxquelles nous sommes confrontés. Il est parfois difficile d'expliquer ses choix en société, lorsque la pression sociale se fait sentir, surtout si comme moi on est d'une nature discrète et timide.

Est-ce que la seule solution consiste alors petit à petit à modifier son cercle de connaissances ? Notre 'vie sociale' doit-elle être modifiée en fonction de nos choix spirituels ? Dois-je côtoyer uniquement des personnes qui ont les même aspirations spirituelles que moi ?

Ces questions m'ont longtemps traversé l'esprit. Etant un ancien fumeur, j'ai trouvé une réponse en faisant une analogie avec mon arrêt du tabac. Au début de mon sevrage, j'ai décidé de limiter la tentation en 'coupant les ponts' avec les fumeurs (plus de pauses clopes, plus de verre après le travail ...). Il faut essayer de faire abstraction pendant quelques temps. Et puis petit à petit on se dégage de l'emprisonnement de la cigarette. Elle devient inutile, puis écœurante. A un moment, notre esprit est libéré du tabac. A ce stade, nous pouvons à nouveau voir et sortir avec nos amis fumeurs sans que la tentation ne se fasse ressentir.

Il me semble qu'il en est de même avec la spiritualité. Arrive un stade où elle est bien ancrée en nous et assumée entièrement. La pression sociale n'a alors plus de pouvoir sur celle-ci. Alors il est plus facile d'avancer.

mercredi 2 juin 2010

Méditation Vipassana

La méditation Vipassana est une technique qui remonte au temps du Buddha. Perdue du grand public pendant des siècles, sa tradition originelle pure a été conservée par un petit nombre de moines et de nonnes. Remise au goût du jour en Birmanie par Sayagyi U Ba Khin et transmise à S.N. Goenka, ce dernier enseigne cette technique depuis 1969.
Aujourd'hui, partout dans le monde, des stages de 10 jours permettent à chacun de goûter à cette méditation non sectaire. Un stage de 10 jours, comme son nom l'indique, se déroule sur 10 jours et permet d'acquérir les bases nécessaire à une bonne pratique. Tout est mis en œuvre pendant le stage pour que celui-ci soit le plus profitable possible.
Cinq préceptes doivent donc être suivi afin de s'établir dans 'Sila', la conduite morale :
  • S'abstenir de tuer toute cr€éature vivante.
  • S'abstenir de voler.
  • S'abstenir de toute activit€é sexuelle.
  • S'abstenir de mentir.
  • S'abstenir de tout intoxicant.
Ces préceptes étant suivis, on peut alors travailler dans de bonnes conditions 'Samādhi', la concentration de l'esprit, et 'Pañña', la sagesse de la vision pénétrante. L'emploi du temps est relativement simple : méditation de 4h30 à 21h, entrecoupée de quelques pauses.
Il existe un centre dans l'Yonne où ces stages sont proposés. Je vous recommande d'y faire un tour, vous ne le regretterez pas.
Plus d'informations : http://www.french.dhamma.org